C’est l’association « Contre les violences sur mineurs » (CVM) qui l’affirme dans une enquête : 63 % des 18-21 ans déclarent avoir subi au moins une fois un acte de violence sexuelle au cours de leur vie. De plus 21,9 % des jeunes interrogés ont déclaré des faits de pénétration orale, vaginale et anale, dans des circonstances catégorisées par les auteurs comme relevant de la qualification de viol. L’étude aborde aussi l’inceste qui concerne 9 % d’entre eux. Parmi les circonstances les plus fréquemment évoquées par les répondants, figure d’avoir accepté pour « faire plaisir à l’autre », de ne « pas avoir pu bouger » (34,5 %), d’avoir été « menacé, violenté ou tenu par la force » (21,8 %) ou d’avoir été « sous l’effet de l’alcool ou de drogues » (20,6 %). Cette enquête – soutenue par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), en collaboration avec Ipsos BVA, Sorbonne université, l’Inserm et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris – montre aussi que les jeunes aux parcours plus cabossés, et suivis par l’aide sociale à l’enfance ou la protection judiciaire de la jeunesse, sont également davantage touchés : respectivement 80 % et 87 % déclarent avoir subi au moins une violence sexuelle. Là encore les jeunes issus de milieux pauvres sont les principales victimes ce type de violence.