À l’occasion de sa visite, Léon XIV est censé célébrer le 26 septembre une messe sur les Champs-Élysées et sur la place de la Concorde, devant des centaines de milliers de personnes. L’association de protection de l’enfance Mouv’Enfants a déposé un recours devant le tribunal administratif pour la faire annuler. Son président, Arnaud Gallais, estime que l’évènement est « un crachat au visage de tous ceux qui ont été agressés, abusés, violés dans l’Église ». Rappelant qu’il y a eu au moins 330 000 victimes de pédocriminalité dues à des prêtres ou à des laïcs travaillant pour l’Église en France, il accuse le Vatican de n’avoir « jamais rien fait » pour les victimes et d’avoir même « participé à couvrir ces crimes de masse ». « Au lieu de faire des courbettes, on devrait plutôt se préoccuper des victimes ! », a-t-il insisté dans Le Parisien, appelant à respecter leur dignité. L’autre argument mis en avant pour motiver son recours porte sur la question de la laïcité. « Des lieux de prière, il en existe plein. […] Je ne vois pas pourquoi on aurait un espace public qui leur soit réservé », rappelant que les mêmes qui soutiennent cette manifestation sur la place publique n’hésitent pas à juger intolérable les « prières de rue des musulmans ». Deux poids, deux mesures…