À l’occasion de la journée d’action du 17 octobre, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait savoir que les forces de police et de gendarmerie pourraient à nouveau utiliser des grenades assourdissantes contre les manifestants. Leur utilisation avait été suspendue après qu’un lycéen de 15 ans de Lens (Pas-de-Calais) avait eu la main arrachée. Explication du ministre dans l’émission Télématin de France 2 : « J’ai suspendu l’usage de cette grenade assourdissante uniquement pour le mouvement lycéen. » En plus des lycéens, étudiants, salariés, retraités, agriculteurs, pompiers et autres sont aussi dans la rue. Pas de raison qu’ils ne bénéficient pas du privilège de se voir mutiler, éborgner, rendus sourds ou malentendants par de telles armes. À l’époque du mouvement des Gilets jaunes (2018), Nuñez était déjà secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur et, à ce titre, avait pris part à la violente répression du mouvement.
