Jean-Luc Mélenchon a présenté, lors d’une conférence de presse, son contre-budget, qui prévoit notamment 82 milliards d’euros de dépenses supplémentaires, pour l’hôpital et l’éducation. Accompagné de son camarade Éric Coquerel, par ailleurs président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il a attaqué « l’appauvrissement méthodique et organisé de l’État » et promis de « remettre de l’ordre dans les comptes publics ». Pour ce faire, il veut faire contribuer plus les riches et les ultra-riches au budget en augmentant leurs impôts et en leur supprimant certains avantages fiscaux, ce qui, selon lui, permettrait de récupérer plus de 106 milliards d’euros de recettes supplémentaires. Enfin, il relancera l’économie grâce à une augmentation du niveau de vie et des commandes publiques à l’industrie. Cerise sur le gâteau, cela lui permettrait également de réduite le déficit de l’État de 25 milliards d’euros. Bien mieux que Lecornu. Pour Éric Coquerel, les prévisions sur lesquelles table La France insoumise sont « raisonnables » et, a-t-il ajouté, « nous sommes dans une démarche de rationalité économique ». Mais pas question de toucher au faramineux budget des Armées qu’en commission des Finances les députés LFI jugeaient même insuffisant. Ce que propose Mélenchon c’est d’égratigner à peine la fortune des ultra-riches mais certainement pas de les exproprier et de confisquer leurs fabuleux profits. Un projet de budget qui fera grincer des dents à droite mais qui, du point de vue de la bourgeoise, est on ne peut plus « raisonnable ». « Le bruit et la fureur », chers à Mélenchon, attendront encore un peu.