Dans un entretien au quotidien Ouest-France, Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur, a prévenu : « Si la loi de finances n’est pas adoptée au Parlement d’ici la fin de l’année, nous serons incapables d’assurer le repas à un euro pour tous. » Une menace à peine déguisée de remettre en cause la pérennité du dispositif destiné aux étudiants et qui est devenu indispensable aux plus modestes. Il affirme que le budget dédié à ce poste devrait passer à 143 millions d’euros l’an prochain, contre 50 millions en 2026. Une augmentation conséquente due à la généralisation de la mesure à tous et de l’augmentation de la précarité étudiante, mais qui, comparée au budget de l’Armée (plus de 57 milliards d’euros), est une goutte d’eau dans un océan.