Le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église avait estimé qu’en France, 330 000 mineurs avaient été victimes de violences sexuelles entre 1950 et 2020. Le principal collectif des victimes des viols et actes pédophiles dans l’Église catholique, celui du lycée-collège de Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques, demandait une entrevue avec le pape Léon XIV lors de sa venue à Lourdes, à une quinzaine de kilomètres de l’établissement, les 26 et 27 septembre. Le collectif a dit « prendre acte avec consternation du refus d’accorder une audience à une délégation de victimes… ». En fait c’est la Conférence des évêques de France, chargée d’organiser le déplacement hexagonal du souverain pontife, qui a mis son veto à cette demande. Elle trouve en effet le collectif trop remuant et trop impertinent à son goût. En fait elle va organiser une rencontre entre le pape et sept victimes choisies par ses soins qui seront longuement briefées auparavant par les saintes calottes pour être sûr de ne pas faire de vague. La messe est dite. Amen !