Selon le baromètre 2026 de la Fondation des femmes les signalements et les demandes d’accompagnement des femmes victimes de violences explosent alors que les moyens censés les aider se rétrécissent comme peau de chagrin. 40 % des 120 associations ayant répondu aux questions du baromètre doivent aujourd’hui refuser des bénéficiaires alors qu’entre 2016 et 2025, le nombre de femmes et d’enfants accompagnés a quasi doublé. Les subventions qu’elles reçoivent des pouvoirs publics, des départements et de certaines communes baissent ou sont annulées. Conséquence : 60 % de ces organisations gèrent une trésorerie inférieure à celle des années précédentes. Nombre d’entre elles ont été obligées de supprimer des postes de juristes ou de psychologues et de réduire les horaires d’ouverture de leurs permanences. Dans ces conditions la promesse du Premier ministre d’allouer un nouveau budget à une loi intégrale contre les violences sexuelles apparaît pour ce qu’elle est : une entourloupe.