De nombreux lycéens se mobilisent depuis une semaine contre le manque de profs, les classes surchargées et le mépris du gouvernement pour leur éducation. Démarré en banlieue parisienne, le mouvement commence à s’étendre. Face aux coupes budgétaires généralisées, aux salaires des parents rongés par l’inflation, à l’avenir sombre qu’on leur promet, ils ont bien raison d’être en colère. Mais dès lundi 28 septembre, Macron et Nuñez ont répondu en envoyant les flics en masse devant les lycées populaires pour disperser à coups de matraque et lacrymo les jeunes rassemblés et les profs présents pour les soutenir. À Saint-Ouen-L’Aumône, ils se sont mis à plusieurs pour tabasser un lycéen et lui tirer une grenade lacrymogène dans la mâchoire à bout portant.
Dans son allocution jeudi dernier, Macron avait avoué craindre un mouvement social généralisé. Il veut écraser la jeunesse révoltée pour l’éviter, mais il faut que sa crainte devienne une réalité !