Les édiles d’extrême droite continuent de faire parler d’eux. Il y a quelques semaines, la ville de Carcassonne (Aude) avait été éclaboussée par un scandale après qu’une vidéo montrait, sur les réseaux sociaux, des policiers municipaux tenir des propos racistes, sexistes et homophobes. Finalement, le maire, Christophe Barthès, ex-policier élu avec le soutien du Rassemblement national, a réagi. Il s’est lancé dans une véritable chasse aux sorcières et a suspendu trois agents municipaux. Ces derniers ne sont nullement suspectés d’avoir tenu des propos racistes mais sont soupçonnés… d’avoir alerté la presse sur le comportement nauséabond de leurs collègues. Ce qui mérite bien une sanction. Pas très loin de là, dans les Pyrénées orientales, c’est le maire d’Elne, Steve Fortel, ancien militant du Parti nationaliste français, une formation pétainiste et antisémite, qui fait parler de lui. Il a décidé de débaptiser le cinéma municipal qui portait le nom de René Vautier. Ce dernier était un réalisateur progressiste auteur du film Afrique 50, qui dénonçait le colonialisme français sur le continent africain, ainsi qu’Avoir vingt ans dans les Aurès, un plaidoyer contre la guerre d’Algérie. Face à cela, et en signe de protestation, une centaine d’exploitants dans tout le pays ont provisoirement rebaptisé leurs salles « René-Vautier ».