Alors que depuis le début de la mobilisation lycéenne les élèves et les étudiants réclament l’abrogation de Parcoursup, 117 directeurs de l’enseignement public supérieur, dont 70 présidents d’université, viennent de se porter au secours de la plateforme de sélection. Dans un communiqué ils estiment qu’il ne faut « pas confondre l’outil et la politique délibérée de réduction des moyens qui a créé de fortes tensions pour l’entrée dans l’enseignement supérieur ». Il est vrai que c’est bien le sous-financement par l’État de l’enseignement en général, et de l’enseignement supérieur en particulier, qui conduit en premier lieu à sa dégradation et à l’instauration d’une sélection sociale en défaveur des jeunes des milieux populaires pour entrer en fac. Sélection sociale qui existait bien avant la création de Parcoursup, en 2018, mais que ce dernier n’a fait qu’aggraver et systématiser. C’est d’ailleurs pourquoi les jeunes dans la rue demandent non seulement la suppression de Parcoursup mais aussi des financements suffisants pour l’enseignement supérieur.
