Raphaël Glucksmann, le candidat Place publique à la primaire de l’arc social-démocrate, a fait savoir à ses concurrents déclarés (Olivier Faure, Jérôme Guedj, Philippe Brun et Ségolène Royal) qu’il n’acceptera pour le moment qu’un seul débat « exclusif » avec eux, celui organisé par France 2 le 2 octobre, alors que ces derniers en réclament deux supplémentaires sur d’autres chaînes. Son directeur de campagne, le sénateur PS Alexandre Ouizille, a expliqué les motivations « idéologiques » de ce choix. Il a déclaré au quotidien de droite L’Opinion : « Le service public demande l’exclusivité des débats de notre primaire. Quand on est de gauche, on débat sur le service public. Surtout par les temps qui courent, où il est menacé de toutes parts. » Cette défense du service public est touchante. Sauf que le 23 août dernier, Glucksmann officialisait sa candidature sur le plateau du 20 heures de la chaîne privée TF1 du groupe Bouygues. Et trois mois plus tôt, c’était déjà sur cette même chaîne qu’il affirmait se laisser du temps pour prendre sa décision. Souvent Glucksmann varie…