À Grenoble, le soir du 23 octobre, à la demande du gouvernement, la préfète de l’Isère a annoncé un couvre-feu pour la journée de mobilisation du lendemain concernant le centre-ville et les principaux centres commerciaux de l’agglomération de 18 heures à 6 heures.
Avec quelle justification ? Les commerces abîmés lors de la journée de mobilisation du 17 octobre. Le gouvernement fait mine de s’inquiéter pour les petits commerçants et les restaurateurs pour les opposer à la mobilisation. Mais le résultat de sa politique de la peur pèse aussi sur les petits commerces qui ont dû fermer pour la soirée : « Je l’ai su ce matin. Mon patron est très inquiet », indiquait le serveur au d’un restaurant du centre à la presse locale. La représentante des patrons d’hôtels-restaurants, allant jusqu’à critiquer la décision : « On a tous fait un chiffre ridicule même en dehors de Grenoble. Les gens ne sont pas bien. »
Une occasion de rappeler que ce sont bien les grands patrons et le gouvernement à leur service qui menacent le plus les petits commerçants : banques, fournisseurs d’énergie, grandes entreprises dominent les marchés et s’imposent aux plus petits. Et pour faire reculer ces grands patrons, il n’y aura pas d’autre solution que de se solidariser des luttes des jeunes et des travailleurs.
Correspondant
