Le ministère des Affaires étrangères français négocie directement avec le régime des talibans, officiellement pour renvoyer les migrants afghans considérés comme « dangereux ». Mais dans les faits, tous les déboutés du droit d’asile sont susceptibles d’être concernés, peu importe les risques qu’ils encourent dans leur pays et les raisons qui les ont poussés à le fuir. Plusieurs familles de réfugiés sont ainsi menacées d’expulsion dans ce pays où les attend la persécution voir pire. Depuis leur prise du pouvoir en 2021, les talibans ont mis en place une dictature particulièrement violente, en particulier contre les femmes. Les Afghanes n’ont tout simplement plus aucun droit, ne peuvent plus accéder à l’éducation secondaire et nombre d’entre elles ne peuvent plus trouver d’emploi. La Belgique et l’Allemagne ont également entamé des négociations avec les talibans pour expulser plus facilement des migrants. Les gouvernements européens n’ont aucun mal à négocier avec les pires dictatures pour renvoyer les victimes des talibans dans les mains de leurs bourreaux.
