L’opération de communication « 1 000 bistrots », lancée par le candidat Renaissance à la présidentielle, est un échec selon les journalistes qui la suivent. À l’origine, elle devait permettre à Attal de rencontrer « le peuple » de façon décontractée autour d’un verre. En fait le peuple en question se résume à chaque fois à une dizaine ou une quinzaine de personnes. Il faut dire que sa tournée avait plutôt mal commencé. Pour la lancer, Attal, le 7 septembre dernier, avait donné rendez-vous aux Parisiens dans un bar chic du 6e arrondissement où le demi de bière se vendait à près… de 12 euros. Un prix pas vraiment « populaire ». Pour faire le buzz les politiciens ne savent plus trop quoi inventer. En son temps, Chirac se faisait photographier dans les foires et salons agricoles en train de tâter le cul des vaches alors que Balladur se laissait filmer… faisant de l’auto-stop. Mais, en règle générale, cette ferveur populiste cesse dès l’instant où ils sont élus. Après ils font suer le burnous aux plus modestes.