Dans le cadre de la discussion sur la loi « intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes, les députés ont finalement rétabli l’entretien annuel obligatoire à l’école destiné à détecter les violences faites aux plus jeunes. C’était une mesure phare de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants et de la coalition féministe et enfantiste. Certains députés de droite avaient demandé son abolition et ont finalement fait machine arrière. Mais le compromis trouvé est plutôt boiteux. Un entretien sera bien organisé chaque année pour tous les élèves, de la maternelle à la terminale, mais seulement à partir… de 2032 alors que la version initiale de la proposition de loi prévoyait la généralisation immédiate de cet entretien. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, s’est réjoui de cette décision, soulignant que la mise en œuvre immédiate du dispositif aurait nécessité au moins 15 000 postes supplémentaires, des effectifs qui selon lui « n’existent pas sur le marché du travail » et qu’il n’a surtout pas l’intention de rémunérer. Les enfants violés ou agressés n’ont plus qu’à prendre leur mal en patience.