Lors de sa dernière réunion, le Conseil des ministres européens a abordé les questions des migrations et du droit d’asile. À cette occasion, le ministre grec de l’immigration et de l’asile, Thános Plévris, est arrivé avec une « proposition » pour ses homologues européens : offrir la possibilité aux Vingt-sept, si les circonstances l’exigent, de déroger purement et simplement au régime du droit d’asile, et d’adopter de nouvelles règles et orientations concernant les retours des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier. Concrètement, le droit d’asile serait temporairement suspendu en cas d’« instrumentalisation des flux migratoires ». Et il a cité comme exemple l’afflux de réfugiés marocains dans l’enclave espagnole de Ceuta il y a deux mois. Des mesures que ses collègues ont promis d’étudier. Elles sont pour l’instant illégales au regard du droit européen mais ont le soutien de la droite et de l’extrême droite du Vieux Continent. Une nouvelle attaque contre les migrants.