
La révolte des lycéens percute toute la société. La réponse de l’État ? Envoyer sa police les réprimer et fermer les établissements, sans succès. Parti des banlieues populaires, des lycées professionnels et des colonies, le mouvement a gagné les autres lycées et plus de 90% des universités. Alors que le gouvernement craint la contagion à l’ensemble du monde du travail, comment la réaliser ?
« Jeunes engagés, pas sacrifiés ! »
La GenZ se bat pour son avenir et sa dignité. Il n’y a aucune « égalité des chances » et le couperet de Parcoursup ne tombe que sur les classes populaires. Chaque classe surchargée, établissement en ruine, manque de profs est une provocation de plus. Ce mépris que connaissent les jeunes de banlieue, les « marche au pas » ou « ferme ta gueule », c’est le mépris de classe des patrons, celui qui dit « fais du chiffre » aux travailleurs. Le mouvement de la jeunesse porte en lui la lutte contre toute cette société : ses inégalités, sa violence sociale et policière, son racisme, son autoritarisme au service des profits patronaux. Comment passer de la révolte à la révolution ?
Ça bégaie en haut… organisons la lutte en bas !
Le gouvernement est déjà sur le recul, contraint d’annoncer des mesurettes et de chercher des interlocuteurs pour trouver des « solutions ». Il n’y a rien à négocier, seule la lutte paie. Pour que le mouvement soit encore plus puissant et contagieux, les lycéens et étudiants doivent continuer à s’organiser dans des assemblées générales, se coordonner et décider par eux-mêmes de leur lutte de A à Z.
Les jeunes ouvrent la voie. Toute la colère accumulée, c’est maintenant qu’il faut l’exprimer : pour en finir avec les salaires à la traîne, les licenciements et les conditions de travail infernales, aux travailleurs de rentrer dans la danse ! Le 17 octobre est sur toutes les lèvres contre la flambée des prix et pour le retour d’un mouvement aussi profond que les « Gilets jaunes ». Soyons le plus nombreux possible le 17 pour aller vers un mouvement d’ensemble et une grève générale, dirigée par les travailleuses et travailleurs eux-mêmes, qui s’attaquerait directement au pouvoir du patronat sur la société.
Ce sont ces perspectives de mobilisation générale et de renversement du capitalisme que nous portons au NPA-Révolutionnaires au quotidien, dans le mouvement actuel mais aussi à l’élection présidentielle : ne comptons que sur nous-mêmes et nos luttes pour changer le monde ! Rendez-vous mercredi 14 octobre à 19h à l’AGECA en présence de lycéens et d’étudiants mobilisés, de Selma Labib, conductrice de bus et candidate à la présidentielles, de Gaël Quirante, porte-parole de campagne, et de militants ouvriers.
Mercredi 14 octobre à 19 h
177 rue de Charonne, Paris 11e
