Jean-Michel Aulas, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, avait été écarté en juin dernier de l’exécutif de la métropole de Lyon (qui rassemble 58 communes du Rhône et 1,4 million d’habitants) après avoir tenté d’enterrer une plainte pour viol, déposée contre l’un de ses anciens conseillers. La jeune femme en cause avait affirmé que le directeur de la communication d’Aulas l’avait violée sous soumission chimique. Informé, ce dernier avait éloigné l’individu un temps, en refusant de le sanctionner. Le scandale avait fini par éclater et Aulas mis au rancart. Mais la présidente de la collectivité territoriale, Véronique Sarselli (Les Républicains), a expliqué avoir décidé de restituer ses délégations de vice-président à Jean-Michel Aulas et à deux autres élus, tout en leur adressant « un rappel clair des règles qui s’imposent à tous les membres de l’exécutif : loyauté, solidarité, travail collectif et respect de la parole de l’institution ». Une belle phrase qui ne mange pas de pain et n’engage à rien. Pour l’opposition écologiste à la métropole, sa réintégration « symbolise le manque d’éthique de la droite métropolitaine et le manque de considération pour la victime ». Quant à Aulas il reconnait du bout des lèvres que son « appréciation initiale de la situation n’a pas été pleinement adaptée et que certaines de ses réactions n’ont pas toujours été opportunes ». Un peu léger. Il faut rappeler à ce monsieur et à Sarselli qu’un viol est un crime et que le couvrir en rend complice.