L’annonce télévisée faite par Macron qu’il comptait envoyer des troupes en Arabie saoudite pour « protéger des installations pétrolières sensibles » est un nouveau pas en avant fait par l’impérialisme français dans la guerre du Moyen-Orient. Il possède déjà une base militaire dans la région, à Djibouti, et a déployé quatre frégates et plusieurs centaines de marins en mer Rouge dans une opération conjointe avec l’Italie, la Grèce et les Pays-Bas, laquelle vise officiellement à protéger les navires marchands. Un moyen pour Paris de tenter de se repositionner dans une région dont il a été largement évincé par son grand rival américain. Il entend acheminer sur place « des soldats, des radars et des systèmes de défense » pour sécuriser le terminal pétrolier de Yanbu, pris pour cible ces derniers temps par les Houthis. Mais alors que l’annonce a suscité scepticisme, voire hostilité, dans une bonne partie de la classe politique, une voix est venue au secours du Président. Celle de l’inénarrable Raphaël Glucksmann qui a trouvé que Macron « avait raison » de s’engager dans une telle opération militaire et qu’il faisait preuve « de bon sens » en menant cette escalade. Avant même d’être aux manettes, le leader de Place publique s’aligne déjà complètement sur la politique guerrière de l’impérialisme français.