Depuis le 11 août dernier, le démarchage téléphonique non consenti est interdit. La mesure était censée mettre fin aux appels intempestifs de toute sorte que reçoivent chaque jour les abonnés au téléphone. En parlant de « révolution », les pouvoirs publics mettaient en avant les peines encourues par les entreprises qui ne respecteraient pas l’interdiction : jusqu’à 75 000 euros par appel pour une personne physique et 375 000 euros par appel pour une personne morale. En théorie des peines dissuasives… au moins sur le papier. Car, dans la pratique, il en va autrement. En l’espace d’un mois, 16 000 signalements pour non respect de la législation ont été enregistrés sur la plateforme officielle SignalConso. C’est presque deux fois plus que la moyenne enregistrée avant l’entrée en vigueur de l’interdiction. Et pour cause. Dans la jungle de la libre concurrence, ce sont les entreprises qui ont la main face aux consommateurs. Et peu de ces derniers sont prêts à faire des démarches administratives pesantes pour s’éviter une publicité non sollicitée.