Mercredi 21 octobre a été rendu le délibéré du procès de huit agents périscolaires qui s’est tenu à Gennevilliers. Ils étaient mis en cause pour des violences physiques et morales auprès d’enfants de classe Ulis pour la plupart autistes. Ces animateurs se cachent derrière une défense basée sur le manque de formation. Or ce n’est pas seulement le manque de moyens qui les a poussés à humilier, frapper et même filmer ces enfants, mais une société basée sur le validisme, c’est-à-dire faisant de la personne dite « valide », sans handicap, la norme sociale. Il n’y a pas besoin de recevoir un cours pour apprendre l’empathie, mais quand il existe une discrimination systémique sur l’éducation, le logement, l’emploi, etc., certains peuvent finir par voir les personnes handicapées comme des sous-humains et les traiter comme tel. Tous les animateurs incriminés, sauf un, n’ont plus le droit de s’occuper d’enfants, mais seul un changement profond de société permettra à ce genre de violences de ne plus se reproduire.