C’est le quotidien suisse 24 heures qui a donné le premier l’information. Un incendie a ravagé le siège de l’entreprise Brügger & Thomet, située à Thoune, dans le canton helvétique de Berne. Un simple fait divers ? Pas exactement. L’usine en question fabrique en effet des armements, notamment les lanceurs de balles de défense (LBD 40), utilisés par la police française pour réprimer les manifestations. Peu après l’incendie le collectif écologiste Les Soulèvements de la Terre a reçu une vidéo revendiquant « une action de désarmement » contre l’industriel suisse, et soulignant que le LBD « a fait des dizaines de blessés graves en manifestation. Il a défiguré à vie des jeunes filles et des jeunes hommes – étudiants et travailleurs – qui ont eu l’outrecuidance de défier le régime Macron, sa police et ses agents provocateurs néo-nazis ». Quoi qu’il en soit, si la police vient à manquer de LBD, ce ne sont pas celles et ceux qui battent le pavé qui s’en plaindront.