C’est dans l’indifférence générale que la 17e conférence internationale contre la désertification (COP) s’est tenue pendant deux semaines à Oulan-Bator. Dans un contexte marqué par des incendies ravageurs, des canicules inédites et des sécheresses interminables et après d’âpres négociations, aucune décision concrète n’en est ressortie. Il faut dire que ce fiasco final est dû en grande partie aux négociateurs des États-Unis qui ont daigné faire acte de présence en parasitant les discussions mais en s’opposant à toute décision en matière d’égalité femme-homme, de migrations ou de droit des peuples autochtones, autant de thèmes qui avaient pourtant été entérinés dans les réunions préparatoires. Bien mieux, ils ont mis leur veto à voir apparaître le terme de « réchauffement climatique » dans la résolution finale. La prochaine édition de la COP se tiendra dans deux ans à Charm el-Cheikh, en Égypte. D’ici là, la planète aura encore eu le temps de se réchauffer un peu plus et la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, dont le coût s’élève selon l’ONU à 750 milliards d’euros par an, de se poursuivre.