Le 8 septembre s’est ouvert le procès des organisateurs du passage de la France vers la Grande-Bretagne par la Manche de migrants, dans un canot pneumatique surchargé dont le naufrage, le 24 novembre 2021, avait causé la mort de 31 personnes : le drame le plus grave arrivé au large du Pas-de-Calais.

La misère, les guerres, la catastrophe climatique contraignent de plus en plus de pauvres à fuir leur pays en espérant trouver un refuge dans les pays d’Europe, en particulier la Grande-Bretagne. Une fuite qui les livre à des passeurs sans scrupules qui exigent des milliers d’euros pour les transporter dans des bateaux pourris, trop chargés : les mers qui baignent les côtes des pays européens sont en train de devenir d’immenses cimetières.

De la situation, les puissances impérialistes sont largement responsables : ce sont elles qui sont à l’origine des innombrables guerres qui ensanglantent les pays pauvres, et c’est leur pillage qui est à l’origine de cette pauvreté. Ce sont elles aussi qui alimentent la crise climatique. Pour couronner le tout, en hérissant leurs frontières de barbelés, elles offrent les migrants sur un plateau à la rapacité des passeurs.

Mais il y a plus. Sept militaires français qui opéraient dans la zone du naufrage et n’ont rien fait sont poursuivis pour non-assistance à personne en danger. Et la Marine nationale est dans le collimateur des juges pour avoir tenté d’entraver l’enquête sur les agissements de ses marins et d’en effacer les traces.

Plus que jamais, nous devons réclamer la liberté de circulation pour tous les travailleurs migrants !

J.-J. F.