La 65e session plénière du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) vient de s’achever à Addis-Abeba, en Éthiopie, sans parvenir à se mettre d’accord sur la date de publication de son septième rapport d’évaluation. Organisme placé sous l’égide des Nations unies, du Programme des Nations unies pour l’environnement et de l’Organisation météorologique mondiale, il rassemble 195 gouvernements membres. Ses rapports d’évaluation constituent la base scientifique de référence utilisée dans les négociations climatiques internationales et sont généralement publiés à intervalles de cinq à sept ans. Le prochain devrait voir le jour en 2028. Mais certains des pays les plus pollueurs – comme l’Inde, l’Arabie saoudite ou la Chine – freinent des quatre fers, peu soucieux de se voir imposer – du moins sur le papier – de nouvelles contraintes environnementales. Quant aux autres grandes puissances, elles font mine de prendre en compte ces travaux mais ignorent superbement leurs conclusions. Voire boycottent le Giec purement et simplement, comme le font les États-Unis. La lutte contre le dérèglement climatique est mal partie.
