Le maire de Nice, Éric Ciotti, allié de premier plan de Marine Le Pen, avait décidé d’organiser des cérémonies patriotiques pour les élèves de sa ville et avait indiqué que les 89 écoles primaires de sa commune seraient bientôt dotées d’un mât. L’objectif, assurait l’ex-président des Républicains, était de faire assister les élèves chaque semaine à une levée des couleurs, sur fond de Marseillaise. « Je pense que nos enfants ont besoin d’épouser ces valeurs, d’aimer les symboles de notre nation, pour les respecter dans l’école et au-dehors de l’école », avait plaidé Ciotti, qui assurait avoir « saisi le recteur ». Son projet vient d’être retoqué par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, qui lui a rappelé que de telles cérémonies relèvent de sa seule autorité. Il attaque donc la décision sur la forme, et non sur le fond. Rien d’étonnant à cela puisque le gouvernement ne cesse de donner des preuves de sa volonté d’embrigader la jeunesse dès le plus jeune âge. La dernière en date est la célébration du 11 novembre dans tous les établissements scolaires. Le seul tort de Ciotti est d’avoir voulu aller trop vite en doublant le ministre sur sa droite.