Notre camarade Thomas, représentant de SUD Poste 92 et élu au CSE central de La Poste, affronte un nouveau procès avec des accusations montées de toutes pièces.
Gaël de SUD Poste 92 avait été accusé de vol de portable, accusations démolies par la Cour d’appel en 2024. Christophe de la CGT Poste du Calvados a été accusé de fraude aux tickets de péage, révoqué… puis réintégré quatre ans et demi plus tard. Là encore, les accusations de La Poste s’étaient avérées mensongères.
Thomas est accusé de vol et de recel de courrier. À l’époque des prétendus faits, en 2022-2023, il avait écopé de sept mois de mise à pied en un an dans des procédures disciplinaires qui ne mentionnaient pas le moindre vol. Plusieurs mois après, La Poste prétend que des vols ont eu lieu sur la tournée du facteur… mais sur des jours où Thomas n’était pas là, ou sur une tournée qui n’était pas la sienne ! Cela n’empêche pas la police d’arrêter Thomas sur son lieu de travail, le menotter devant ses collègues et le mettre en garde à vue pendant 30 heures !
La Poste encombre les tribunaux…
À l’heure actuelle, La Poste monte encore d’un cran dans la répression : d’un côté les procédures pénales en série, non seulement contre Thomas le 7 octobre mais aussi contre Gaël le 20 octobre, en attendant la date d’appel du procès des cinq postiers du 92, mais également des licenciements et révocations de représentants comme Alexandre secrétaire de la CGT 66 et secrétaire d’un CSE qui représente 10 000 facteurs…
… jusqu’au banc des accusés
La Poste va cependant se retrouver pour une fois sur la défensive : l’inspection du travail et Sud Poste 92 assignent le 2 décembre prochain toute la hiérarchie postale, jusqu’au niveau de la PDG, pour discrimination syndicale. Lors de la grève de 15 mois des postiers du 92 en 2018-2019, un gréviste avait tenté de s’immoler par le feu, car on lui avait refusé au dernier moment un poste qui lui avait été initialement accordé. Ce refus avait eu lieu sur intervention de la direction en raison de son statut de gréviste et de syndiqué.
Ce procès du 2 décembre va constituer une date de mobilisation contre toutes les formes de répression, à la Poste et ailleurs, dans la continuité de la manifestation du 20 juin menée sous le mot d’ordre « Ils ne nous empêcheront pas de lutter ».
D’ici là, pour exiger la relaxe de Thomas et l’arrêt de la répression : rendez-vous le 7 octobre devant la cour d’appel de Versailles à 12 h 30, 5 rue Carnot.
Ed McBeyne
