À la recherche d’économies sur les budgets de l’État et de la Sécurité sociale, Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a découvert un nouveau gisement : les arrêts maladie. La principale mesure consisterait à ramener de trois à un an la durée d’indemnisation d’une partie des affections longue durée (ALD) comme le mal de dos ou la dépression, sous prétexte de lutter contre des « abus ». Pourtant l’augmentation du nombre de ces malades est largement due à la dégradation des conditions de travail, de plus en plus difficiles et devenues souvent insupportables. Mais qu’importe pour le gouvernement : il se fiche bien de la maladie, ce qui l’intéresse, c’est de racketter les malades ! Et si la taxe un instant évoquée sur les surprofits des grandes entreprises, pourtant bien timide, a été abandonnée, les ponctions sur les retraites, elles, de l’ordre de six milliards, sont toujours à l’ordre du jour. Le budget 2027 s’annonce bien comme une nouvelle attaque d’envergure contre le monde du travail.