Les lycées d’outre-mer sont eux aussi entrés dans la lutte avec détermination et enthousiasme notamment à Mayotte, en Guyane, à la Réunion et aux Antilles. À Mayotte, le lycée du Nord est ainsi bloqué depuis cinq semaines. Élèves, parents et professeurs ont entamé une grève pour dénoncer des locaux mal équipés, le manque de professeurs et des classes surchargés. Et pour cause : ce lycée, conçu à l’origine pour environ 900 élèves, en accueille aujourd’hui près de 2 300. En Guyane, les élèves du lycée Félix-Éboué ont aussi devancé le mouvement métropolitain en transmettant une vingtaine de revendications dès le 7 septembre. Ils réclament des conditions d’apprentissage dignes, et dénoncent des salles de classe vétustes et sans ventilation, ou encore des emplois du temps surchargés. À La Réunion, 1 500 manifestants ont été recensés sur l’ensemble du département. Dans le sud de l’île, à Saint-Pierre, un rassemblement de 800 jeunes a eu lieu dans le calme. En revanche, de brefs affrontements ont éclaté dans les communes de Saint-Paul et Saint-Louis. Aux Antilles, une vingtaine de lycées ont été perturbés. À la Martinique, seize établissements ont été touchés, dont deux ont dû fermer. En Guadeloupe, au moins sept lycées se sont mobilisés. Partout les élèves fustigent des infrastructures inadaptées aux fortes chaleurs tropicales. Mais ils dénoncent aussi l’algorithme de Parcoursup qui selon eux pénalise les jeunes souhaitant poursuivre leurs études dans l’Hexagone. Là-bas aussi la lutte continue…