C’est le 6 novembre qu’a été mise en service l’autoroute A69 entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn), longue de 53 kilomètres et qui est supposée faciliter la liaison entre les deux villes. Elle est exploitée par le concessionnaire privé Atosca, filiale de groupe de BTP NGE (Nouvelles Générations d’entrepreneurs). Tout au long des années, sa construction, débutée en 2023 et qui a entraîné un véritable désastre environnemental, a été vivement combattue par des élus locaux, des écologiques et des habitants et la région. Rien n’y a fait. Avec le soutien de l’État, et de la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, les bétonneurs ont eu finalement gain de cause. Mais aujourd’hui, c’est le Conseil d’État qui intervient. Il remet en cause la légalité d’un avenant prévoyant que les collectivités locales (communautés de communes, départements et région) et de l’État verseraient 41 millions d’euros à Atosca pour que ce dernier baisse de 33 % le coût initial du péage pour les automobilistes, jugé prohibitif à 20,4 euros pour un aller-retour. Ce qui en fait l’autoroute la plus chère de France et d’Europe. Bref une tentative du concessionnaire privé de faire payer les contribuables pour ne pas toucher à ses bénéfices.
