Dans son discours à l’ONU, Emmanuel Macron a de nouveau dénoncé la situation catastrophique à Gaza et en Cisjordanie. Dans un même souffle, il a pris la défense de la Cour pénale internationale (CPI), attaquée sans relâche par Donald Trump. Mais, pendant qu’il parlait à la tribune, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, survolait tranquillement la France, en route pour New York. Et ce malgré le mandat d’arrêt international émis contre lui par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza. En vertu du Statut de Rome, le traité international fondateur de la CPI, Paris est censé coopérer avec la CPI et arrêter toute personne sous le coup d’un mandat d’arrêt lorsque celle-ci se trouve sur son territoire, même aérien. Que cela ne tienne : le Quai d’Orsay a décidé que le Premier ministre israélien bénéficiait d’une « immunité ». Merci pour lui. En fait, Macron se moque autant que Trump des institutions internationales, il le fait seulement de façon plus hypocrite.