Les salariés de la tour Eiffel ont observé une journée de grève pour dénoncer la politique de leur direction qui a mis les femmes à l’écart lors d’une visite du célèbre monument parisien par un haut dignitaire d’une secte hindoue. En amont de cette visite, ses représentants avaient demandé que la venue de leur guide spirituel soit organisée en limitant ses interactions avec les femmes. Conséquence, une vingtaine d’employées avaient été confinées dans des locaux pour que leur présence ne choque pas la sensibilité sexiste du gourou. Dans un communiqué, le syndicat CGT a dénoncé des « consignes professionnelles qui ont conduit les femmes salariées à être écartées, remplacées et rendues invisibles en raison de leur sexe » et de poursuivre « certaines femmes ont été invitées à quitter leur poste et à se mettre à l’écart dans des locaux. À certains postes, elles ont été remplacées par des hommes. Et toutes les femmes salariées ont reçu la consigne de ne pas passer ou de ne pas traverser certaines zones pendant la présence de la délégation ». Devant le tollé provoqué par cette décision, la société d’exploitation de la tour Eiffel assure n’avoir pas été mise au courant de l’exigence du groupe hindou en renvoyant la responsabilité sur le management de terrain alors que la CGT estime que ce dernier « n’a fait qu’appliquer les ordres ». En fait la direction, et derrière elle la mairie de Paris, était forcément au courant de la venue de ce groupe de plus d’une centaine de personnes dont la visite avait été organisée bien en amont. Mais aujourd’hui elle préfère ouvrir son parapluie et faire porter le chapeau aux lampistes.