Le 3 janvier 2020 Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans, était interpellé par la police, quai Branly, dans le 7e arrondissement de la capitale. Des vidéos le montrent plaqué violemment au sol par trois policiers qui le maintiennent ainsi pendant qu’il suffoque. Il perd connaissance et devait décéder 48 heures plus tard. Dans cette affaire, la justice s’est hâtée lentement puisqu’il aura fallu près de sept ans pour que les responsables de sa mort comparaissent enfin devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Et encore. N’a été retenue contre eux que la charge la plus légère d’ « homicide involontaire » alors que pour sa famille et leur avocat les flics en question étaient pour le moins coupables de « violences volontaires par des personnes dépositaires de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils se battent donc pour que les faits soient requalifiés. Pas sûr qu’ils y parviennent car, en règle générale, la justice se montre plutôt clémente lorsqu’un homicide est commis par un policier ou un gendarme.
