L’île de la Cité, où se trouve la cathédrale Notre-Dame-de-Paris mais aussi l’Hôtel-Dieu (qui, contrairement à son nom, est un hôpital public) sera bouclée et sous haute surveillance durant la visite papale prévue le 25 septembre. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a donc décidé de fermer partiellement l’établissement en ne maintenant ouvert que certains services comme les urgences, la structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur) ou le service d’hospitalisation de psychiatrie. Toutes les autres activités programmées seront annulées et reportées. Reports qui font grincer des dents à la CGT qui, le 10 septembre dernier, avait directement adressé une lettre à Léon XIV dans laquelle on pouvait lire : « Nous mesurons les exigences liées à l’organisation et à la sécurité de votre visite, cependant, celles-ci ne sauraient justifier que des malades en subissent les conséquences, particulièrement les plus fragiles, pour lesquels l’hôpital public constitue parfois le seul recours. » Le texte poursuivait en lui demandant de : « bien vouloir intervenir auprès des organisateurs de (sa) visite pour que des dispositions soient prises afin de préserver les consultations et la continuité de l’accueil des patients. » Mais il n’y a pas eu de miracle et le pontife en chef n’a pas répondu. Ce qui montre les limites de sa charité chrétienne.