Des sites Internet gouvernementaux liés au ministère de la Transition écologique ont fait l’objet à leur tour de piratage massif de données. Un de plus pourrait-on dire. Une attaque contre les données du fisc a eu lieu fin juin et fin juillet, ayant abouti au vol de données concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels et environ 200 000 autres comptes présents dans les fichiers cadastraux. Le 31 juillet, c’est au ministère de l’Éducation nationale de révéler le vol de données, dont des adresses postales d’un « nombre important » d’agents. Puis, à la mi-août, des hackeurs ont revendiqué avoir mis la main sur des données personnelles de plusieurs dizaines de milliers d’enseignants mais aussi d’élèves, en particulier dans les académies de Créteil et Versailles. Enfin le site « Zéro logement vacant », rattaché au ministère de la Ville et du Logement, a connu le même sort la semaine dernière. Face à cela, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, le service officiel de l’État chargé de la cybersécurité et de la cyberdéfense, de constituer une « nouvelle unité cyber » pour offrir une « réponse opérationnelle plus réactive » à ces cyber-attaques. En oubliant de rappeler au passage que cette agence avait connu ces dernières années des réductions budgétaires sévères et fonctionne en sous-effectif chronique.