Ouvert le 16 octobre, le 32e congrès du Planning familial va se tenir quatre jours durant dans la cité girondine. Il fêtera à cette occasion son 70e anniversaire alors que les obstacles s’accumulent. Comme l’a rappelé Sarah Durocher, présidente confédérale de l’association, « le planning est attaqué de manière très régulière ». Il fait face en effet à des difficultés financières liées notamment aux coupes budgétaires. L’association subit un fort désengagement de certaines collectivités, comme en Pays de la Loire (suppression totale des subventions régionales), dans la Drôme (fermeture de sept centres de santé sexuelle sur douze et baisse de 20 % des subventions), dans le Loiret (baisse de 10 %, soit 47 000 euros en moins). ou à Carpentras dans le Vaucluse. Ces coupes mettent en péril l’accueil inconditionnel, gratuit et anonyme, ainsi que les actions d’éducation à la sexualité et la prévention. De plus elle dénonce les obstacles croissants à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pour l’ensemble des femmes. Ainsi les délais d’attente s’allongent (trois femmes sur quatre ayant recours à une IVG ont attendu plus de sept jours pour un rendez-vous, contre 54 % en 2024), une femme sur deux indique qu’un professionnel de santé a refusé de l’accompagner, et deux sur trois rapportent avoir ressenti des pressions ou avoir été l’objet d’un jugement négatif. En outre, plus de 20 % des femmes concernées sont contraintes de changer de département pour avorter, par manque de structures médicales adéquates. Face à ces blocages, le Planning familial réclame le rétablissement de ses subventions, la suppression de la clause de conscience spécifique, qui permet au personnel médical de refuser de pratiquer une l’IVG, et l’allongement du délai légal d’accès.
