Du 5 au 8 octobre s’est tenu aux îles Fidji, au cœur du Pacifique, une réunion réunissant de petits États insulaires dont l’existence même, et celle de leurs populations, est menacée par la montée inexorable des eaux. Par exemple le point culminant du royaume de Tuvalu est sa capitale, Funafuti, qui n’est plus qu’à deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Et ses 10 000 habitants vont devoir plier bagage. Pour aller où ? Et ce n’est pas un cas isolé. Des risques de submersion existent aussi à l’île Maurice, à Antigua-et-Barbuda, entre l’Atlantique et la mer des Caraïbes, au Cap-Vert, en Thaïlande, aux Maldives, au Timor Oriental, etc. À l’horizon 2050, on estime que 1,2 milliard d’êtres humains pourraient être déplacés du fait du réchauffement climatique et de ses conséquences catastrophiques. Déjà les pays industriels se barricadent pour en accueillir le moins possible. Les dirigeants réunis aux Fidji ont lancé un appel pour que leur situation soit prise en compte par les pays industriels lors de la prochaine réunion internationale sur le climat (COP31) qui se tiendra la mois prochain à Antaya, en Turquie. Peu de chance qu’ils soient entendus.