À quelques semaines du premier tour de la primaire du Parti socialiste et de Place publique, qui aura lieu les 9 et 10 octobre, les candidats s’écharpent. Ainsi, dans Libération, Ségolène Royal a dénoncé le « manque d’expérience » de son rival, Raphaël Glucksmann, et estimé que l’élire reviendrait à mettre « un stagiaire à la tête d’une entreprise ». Ce dernier lui a vertement répliqué : « Elle a raison de souligner que je ne suis pas en politique depuis 45 ans, que je n’ai pas quémandé des postes auprès d’Emmanuel Macron pour être ministre, que je n’ai pas ensuite choisi Jean-Luc Mélenchon par dépit. Je n’ai aucune envie d’être stagiaire de ces gens-là. » Et si cet échange d’amabilités leur permet de faire le buzz et d’occuper les médias, on reste toujours sur sa faim quant à ce que les uns et les autres proposent de faire s’ils sont élus. Et pour cause. Ils ne le savent pas vraiment eux-mêmes car, comme ce fut déjà le cas avec Hollande, c’est au final la bourgeoisie qui leur indiquera la marche à suivre.