Quelques jours après avoir annoncé le déploiement de 3 000 professeurs remplaçants dans les lycées en difficulté, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait été interpellé sur France Inter sur le cas d’une jeune femme, professeure remplaçante de mathématiques, qui avait été affectée à un poste… de lettres modernes. Ce qui l’avait fait rire en déclarant sceptique : « Je demande à voir ! » Eh bien c’est tout vu. Quelques heures plus tard, au journal télévisé de France 2, il reconnaissait « une erreur technique » ajoutant : « On n’a jamais demandé à un professeur d’enseigner autre chose que sa discipline. » Encore raté. Car depuis lors, plusieurs remplaçants ont fait savoir qu’ils avaient connu la même mésaventure. D’autres ont été affectés à des établissements très loin de chez eux et certains ont appris, en arrivant dans leurs nouvelles affectations, qu’il n’y avait pas besoin de remplaçants et que les proviseurs n’avaient rien demandé. Une pagaille monstre à l’image de la gestion de la crise par les Geffray et Lecornu.