Depuis plusieurs semaines, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et candidat Horizons à l’élection présidentielle, a réitéré dans différents médias (Le Point, TF1…) et lors de réunions publiques, ses violentes attaques contre « les personnes issues de l’immigration ». Il a par exemple affirmé sa « certitude patente » d’une « surreprésentation de jeunes issus de l’immigration » lors des incidents qui ont émaillé les manifestations du mois d’octobre. Et d’ajouter : « Dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait, de fait, un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français issus de l’immigration. » Mais vu que la plupart des jeunes en question étaient masqués, on se demande comme Philippe a pu les reconnaitre et les cataloguer. Mais peu importe. L’important est d’aller dans le sens du vent mauvais qui souffle actuellement et qui a tué à Trappes. De son côté, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a soutenu Édouard Philippe dans son analyse des pillages, estimant qu’il « dit tout haut ce que les Français pensent tout bas ». Exactement l’argument utilisé par les Le Pen, père et fille, pour justifier leur racisme nauséabond.
