L’estimation du coût des six réacteurs nucléaires nouvelle génération (EPR 2), promis en 2020 par Macron, est passée en six ans de 46 milliards d’euros à plus de 100 milliards aujourd’hui, voire à 153 milliards si on prend en compte les intérêts que devra verser EDF sur les emprunts qu’elle va être obligée de contracter. De son côté, l’État prêtera 60 milliards venant de la Caisse des dépôts qui, pour ce faire, ira piocher dans le Livret A, destiné théoriquement à financer le logement social. Les mal-logés apprécieront. Les deux premiers réacteurs ne verront le jour au mieux qu’en 2038. Mais d’ici là la facture risque encore d’exploser. Bref, pas de restriction budgétaire pour le nucléaire.
