Candidat Les Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau avait dénoncé sur les réseaux sociaux l’influence de Jean-Luc Mélenchon et de LFI après la fusillade survenue à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, lorsqu’un jeune de 14 ans avait ouvert le feu au fusil de chasse dans son collège blessant le principal et une enseignante. Or l’enquête déterminait rapidement que LFI n’était en rien, directement ni indirectement, impliquée dans cette affaire, et que le jeune avait été influencé par une mouvance ultra-violente proche des thèses masculinistes d’extrême droite. Invité à s’expliquer sur cette « fake news » dans la matinale de RTL l’ancien ministre de l’Intérieur, pris en flagrant délit de mensonge, a refusé de répondre à la question en se tenant à des généralités du genre : « On a aujourd’hui des violences qui viennent des ultras, de gauche comme de droite. » Et en concluant ensuite son intervention… contre LFI, sans un mot pour dénoncer les accointances du Rassemblement national avec des personnalités ou groupuscules violents. Rien d’étonnant à cela. Retailleau incarne une « droite de la droite » que plus grand-chose ne distingue de l’extrême droite.