Fin 2024, Safran reconnaissait avoir exposé les 450 salariés de son usine de Roche-la-Molière à des produits cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Pour éviter un procès, le géant de l’aéronautique avait payé… 8 000 euros. Deux ans plus tard, Mediapart révèle que Safran n’a pas tenu ses engagements. Les ventilations promises ne sont toujours pas installées et des salariés accusent la direction d’avoir tardé à les informer des risques, voire d’avoir caché des informations. Amende dérisoire, inspection du travail sans effet, mensonges sans honte pendant que la santé des travailleurs reste mise en danger : rien de nouveau sous le soleil du patronat.