Un peintre en bâtiment de 44 ans, d’origine angolaise, a été retrouvé mort dans un commissariat. Alcoolisé, il avait été interpellé la veille après une altercation avec la police municipale à l’issue de laquelle il avait été placé en cellule pour injure publique, menaces et outrages envers une personne dépositaire de l’autorité publique. Le père de la victime a déposé plainte auprès du procureur de Bobigny. Dans celle-ci, l’avocat de la famille met en cause les circonstances de l’interpellation et de la garde à vue. Il écrit : « Il ressort des premiers éléments de faits portés à la connaissance de la famille […] que les violences graves ont été commises lors de l’interpellation et potentiellement au sein du commissariat de police où il est décédé. » On meurt décidément beaucoup aux mains de la police de la République puisqu’on dénombre une cinquantaine de décès chaque année.