Yann Nédélec, le directeur général de l’Association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair (Anvol), a fait part de l’ambition de sa structure de construire 2 200 nouveaux poulaillers d’ici à 2035. Mais attention cela a rien n’a voir avec les modestes poulaillers d’antan. La plupart seraient des poulaillers « à dimension familiale » (sic) abrités dans des bâtiments de 1 500 à 2 000 mètres carrés qui pourraient contenir entre 25 000 à 30 000 poulets. Chaque exploitation comprendrait deux à trois poulaillers. Et de se réjouir du fait que la récente « loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole » ait assoupli les seuils règlementaires au-delà desquels une demande de construction est obligatoire, les faisant passer de 40 000 à 85 000 poulets. Les poulets industriels élevés en batteries ont encore de beaux jours devant eux… si l’on peut dire.