En mai de l’année dernière, le gouvernement avait décrété la santé mentale « grande cause nationale ». Une de plus. À l’école, les ministères de la Santé et de l’Éducation nationale créaient donc de concert une nouvelle fonction pas très clairement définie dénommée « personnel repère santé mentale ». Deux personnes devaient être désignées dans chaque établissement en charge de détecter la souffrance, accueillir la parole puis orienter les élèves… en plus de leurs tâches habituelles. À la rentrée 2025, rien n’était prêt et le déploiement de ce nouveau dispositif reporté d’un an. Depuis les choses n’ont guère avancé. Les missions et formations restent floues, sans professionnels en nombre suffisant pour prendre en charge les élèves concernés. Et, dans le même temps, on manque toujours de psychologues, d’infirmières et d’assistantes sociales dans les établissements. Une « grande cause nationale » dont se fichent royalement les pouvoirs publics.