La mise à l’écart du personnel féminin de la tour Eiffel, lors de la visite d’un groupe hindou ultra-religieux très lié au Premier ministre indien Narendra Modi, continue de faire des vagues. Après une grève de protestation d’une journée décidée par les syndicats, le monde politique se renvoie la balle. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, met en cause la mairie de Paris qui, elle, charge la direction du monument qui aurait péché par excès de zèle. Mais Mediapart vient de révéler que la visite avait été organisée par Atout France, un organisme public placé sous la tutelle du ministère du Tourisme et au sein duquel siège un représentant du ministère des Affaires étrangères. Il est donc probable qu’elle avait été discutée à l’avance et approuvée en haut lieu, Macron se flattant des bonnes relations qu’il entretient avec Modi. Et l’éviction des femmes a sans doute été validée à ce niveau.