Comme n’importe quelle autre entreprise, le Paris Saint-Germain est censé appliquer à ses 750 salariés (joueurs et joueuses non compris) la loi de 2018 relative à l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. Ladite législation a créé un indice allant de 1 à 100, basé sur les écarts de rémunération, de promotion interne, d’augmentation salariale ou de situation après un congé maternité. Pour être dans les clous, les entreprises doivent obtenir au moins la note 75. Or depuis des années le PSG traîne les pieds. Il avait obtenu 25 points en 2018, 50 en 2019, 51 en 2020 et 52 en 2022. Il atteignait finalement 71 points en 2023 après avoir demandé que l’on modifie les critères. Toujours insuffisant. L’Inspection du travail d’Île-de-France lui a donc infligé une pénalité de 2 728 468 euros. Le club a tenté, vainement, de faire annuler la sanction par le ministère du Travail, puis par le tribunal administratif de Paris. Le propriétaire, le richissime émir du Qatar, a donc finalement payé l’addition. Mais pas sûr qu’il modifie pour autant sa politique sexiste.