La CGT a lancé pour jeudi 8 octobre une grève sur tous les sites du groupe, les raffineries comme les stations services. Le syndicat demande de véritables et substantielles augmentations de salaire alors que, pour désamorcer la situation, la direction a proposé une prime de 1 000 euros pour tous et toutes qui, selon elle, est une manière de « reconnaître leur contribution à la réussite collective de la compagnie ». Mais la CGT pointe le fait que cette prime n’est en rien pérenne alors que les actionnaires se sont vus garantir une augmentation annuelle d’au moins 5 % de leurs dividendes jusqu’en 2030. Fin septembre, le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, déclarait lors d’une réunion de la « journée des investisseurs » organisée à New York que « les raffineries européennes tournent toutes à plein régime et sont des mines d’or ». Parole de spécialiste vu que son groupe a engrangé un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars (10 milliards d’euros) au premier semestre 2026, soit un bond de 72 % en un an. Quant à Lecornu, il refuse toujours de taxer les superbénéfices.