Au départ, ils n’étaient qu’une trentaine : sous la menace du proviseur d’appeler la police et de les passer en conseil de discipline, les élèves du lycée Saint-Sernin n’avaient pas bloqué mardi 29, mais organisé un rassemblement avec pancartes, prises de parole, tracts et appel à manifester. Dix jours plus tard, après un blocus à plusieurs centaines d’élèves, c’est 170 d’entre eux qui se sont réunis en assemblée générale pour discuter des suites du mouvement, de l’organisation de la semaine, des revendications, et se sont organisés en commissions : tracts, infirmerie, service d’ordre, lien avec les autres lycées, lien avec les profs, etc.
Si tous ne sont pas aussi structurés, de plus en plus de lycées s’organisent en assemblées générales, permettant d’impliquer de plus en plus de jeunes dans l’organisation du mouvement, d’avoir des discussions sur les budgets, sur la manière de surmonter la division centre-ville banlieue, sur les violences, sur le rôle de la police.
Une douzaine de lycées se retrouvent régulièrement en assemblée générale inter-lycées, pour se coordonner, s’entraider, décider ensemble des suites : comme le disait leur banderole dans la manifestation du 6 octobre : pour « un pouvoir lycéen » !
Correspondante
